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Comment calculer l’empreinte carbone d’une bouteille de vin, de la vigne à la mise en marché ?

Empreinte carbone d’une bouteille de vin

L’empreinte carbone d’une bouteille de vin se calcule selon la norme ISO 14067:2018, en additionnant les émissions de chaque étape de sa fabrication : le raisin et la conduite de la vigne, la vinification et l’élevage, les intrants œnologiques, la bouteille en verre, le bouchage, l’étiquette, le carton, la palette, le transport et, selon la frontière choisie, la fin de vie de l’emballage. Le résultat s’exprime en kilogrammes d’équivalent CO₂ (kgCO₂e) par bouteille de 75 cl, unité de référence retenue par l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). Il doit toujours être communiqué avec sa frontière de calcul et sa décomposition par poste.

À retenir

  • L’unité de référence est la bouteille de 0,75 litre, et le résultat s’exprime en kgCO₂e par bouteille.
  • Le calcul suit l’ISO 14067:2018 (empreinte carbone des produits) et les recommandations sectorielles de l’OIV.
  • Dans de nombreux vins conditionnés en bouteille, l’emballage pèse de 30 à 50 % de l’empreinte, et le verre en constitue l’essentiel.
  • Un chiffre ne se communique jamais sans sa frontière : sortie domaine, jusqu’à la livraison, ou cycle de vie complet.
  • Le millésime est une variable du calcul : une baisse de rendement fait monter l’empreinte par bouteille sans qu’aucune pratique n’ait changé.
  • Passer d’une bouteille de 550 g à 420 g retire 1,3 tonne de verre pour 10 000 cols : c’est à la fois un levier carbone et un levier de coût.

3 Sommaire

Qu’est-ce que l’empreinte carbone d’une bouteille de vin ?

L’empreinte carbone d’une bouteille de vin, ou PCF (Product Carbon Footprint), mesure l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre nécessaires pour produire, conditionner et acheminer une bouteille précise, d’une cuvée précise, dans un conditionnement précis. Elle se distingue du bilan carbone de l’exploitation, qui mesure les émissions annuelles du domaine dans son ensemble.

Cette distinction est structurante. L’OIV la pose explicitement dans ses recommandations : l’inventaire de l’organisation et l’empreinte du produit sont deux exercices différents. Le premier sert à piloter le domaine. Le second répond à la question que pose désormais l’acheteur professionnel : combien pèse cette référence ?

Pourquoi les acheteurs demandent-ils ce chiffre ?

Un distributeur ou un importateur qui calcule son propre Scope 3 a besoin de l’empreinte de chaque produit qu’il achète. Un label environnemental (agriculture biologique, HVE, Terra Vitis) atteste d’un ensemble de pratiques, mais il ne fournit pas de valeur en kgCO₂e. Il ne permet donc ni d’alimenter le Scope 3 du client, ni de comparer deux fournisseurs sur une échelle chiffrée.

Le label rassure le consommateur. La donnée chiffrée répond à l’acheteur professionnel. Les deux sont complémentaires.

Cahier 24 Exploitation viticole et Compétitivité Carbone

Exploitation viticole & Compétitivité Carbone®

Que faut-il inclure dans le calcul ?

Le calcul de l’empreinte carbone d’une bouteille de vin doit couvrir les postes suivants :

  • le raisin et la conduite de la vigne (intrants viticoles, carburants des engins, émissions des sols) ;
  • la vinification et l’élevage (énergie du chai, fluides frigorigènes) ;
  • les intrants œnologiques ;
  • la bouteille en verre ;
  • le bouchage et la coiffe ;
  • l’étiquette ;
  • le carton, le calage et la palette ;
  • le transport amont et aval ;
  • la fin de vie de l’emballage, selon la frontière retenue.

Quelle frontière de calcul choisir ?

L’ISO 14067:2018 admet une empreinte complète ou partielle, à condition que la frontière soit explicitement identifiée. Pour un domaine viticole, trois frontières sont utiles, et elles ne servent pas au même interlocuteur.

Frontière Ce qu’elle couvre À quoi elle sert
PCF partiel, sortie domaine Raisin, vinification, intrants, bouteille conditionnée Comparer des cuvées, arbitrer des achats, mesurer l’effet d’un changement d’emballage
PCF partiel, jusqu’à la livraison Le précédent + transport aval Répondre à un acheteur qui raisonne « rendu », intégrer le levier logistique
PCF complet Le précédent + fin de vie de l’emballage Répondre lorsque le client ou le marché exige le cycle de vie entier

Le même vin calculé sur deux frontières différentes donne deux chiffres différents, sans qu’aucune émission n’ait changé. C’est pourquoi la frontière doit accompagner chaque valeur transmise.

Comment calculer l’empreinte carbone d’une bouteille de vin, étape par étape ?

Étape 1 : établir le bilan carbone de l’exploitation

On ne calcule pas sérieusement l’empreinte d’une bouteille sans connaître d’abord l’exploitation qui la produit. Le bilan d’exploitation repose sur une formule simple : donnée d’activité × facteur d’émission.

Une donnée d’activité est une quantité physique que le domaine connaît déjà : litres de gazole non routier, kilowattheures, tonnes d’engrais, kilogrammes de fluide frigorigène rechargés, nombre de bouteilles achetées, kilomètres parcourus. Le facteur d’émission, issu par exemple de la Base Empreinte® ou d’AGRIBALYSE® de l’ADEME, convertit cette quantité en équivalent CO₂. La qualité du résultat dépend d’abord de la donnée d’activité, ensuite seulement de la finesse du facteur.

Étape 2 : remplacer les moyennes par les données des fournisseurs

Une part importante du carbone d’une bouteille est produite en dehors du domaine : chez le verrier, le bouchonnier, le cartonnier, l’imprimeur d’étiquettes et le transporteur. Un premier calcul fondé sur des moyennes sectorielles indique où regarder ; seules les données des fournisseurs permettent d’arbitrer.

Les cinq questions à poser à un verrier :

  1. Quel est le poids exact de la bouteille proposée, et quelles alternatives allégées existent dans le même moule ou un moule voisin ?
  2. Quelle est l’intensité carbone du site qui me livrera, en kgCO₂e par kilogramme de verre ?
  3. Quel est le taux de calcin incorporé, et comment évolue-t-il ?
  4. Quelle est la part d’énergie décarbonée au four, et selon quel calendrier ?
  5. Cette donnée est-elle vérifiée par un tiers, et selon quelle méthode ?

Les deux premières suffisent pour arbitrer un achat. Les trois suivantes indiquent si l’écart entre deux verriers se creusera ou se comblera, ce qui compte pour un contrat pluriannuel.

Étape 3 : ramener les émissions à la bouteille

Les postes propres à une référence (le verre, le bouchon, l’étiquette, le carton) s’affectent directement à la cuvée concernée. Les postes communs (vigne, chai, énergie, fluides frigorigènes) se répartissent entre les cuvées selon une règle d’allocation documentée, par exemple au prorata des volumes produits. Le total est ensuite divisé par le nombre de bouteilles de 75 cl.

Étape 4 : rattacher le calcul au millésime

À itinéraire technique identique, un rendement qui passe de 55 à 38 hectolitres par hectare après un gel, une attaque de mildiou ou une sécheresse fait mécaniquement monter la part amont de l’empreinte par bouteille. C’est le piège le plus fréquent de la communication carbone dans la filière.

La bonne pratique consiste à rattacher le PCF au millésime, à préciser le rendement de référence et à accompagner la lecture annuelle d’une moyenne glissante. Pour les vins sans millésime ou les assemblages multimillésimes, la campagne d’embouteillage sert de période de référence.

Étape 5 : documenter et communiquer

Le résultat transmis au client comprend toujours trois éléments : la valeur en kgCO₂e par bouteille, la frontière retenue et la décomposition par poste. Un chiffre sans ventilation n’est exploitable ni par le domaine, ni par son client.

Quels postes pèsent le plus dans l’empreinte d’une bouteille de vin ?

Les domaines qui réalisent leur premier bilan font souvent deux constats. Le carburant des tracteurs pèse moins qu’ils ne le pensaient. La bouteille en verre pèse beaucoup plus.

Le cas pédagogique du Cahier 24 illustre ce profil. Le Domaine des Trois Coteaux est un domaine fictif de la vallée du Rhône méridionale : 140 hectares, 850 000 bouteilles de 75 cl par an, 3,4 millions d’euros de chiffre d’affaires et 20 salariés. Ses valeurs sont des hypothèses de scénario, et non des moyennes de la filière.

Poste tCO₂e/an Part
Emballages, dont verre 491 tCO₂e 584 45 %
Intrants viticoles et émissions des sols 210 16 %
Transport amont et aval 200 15 %
Carburants agricoles et engins 100 8 %
Énergie du chai, vinification et bâtiments 78 6 %
Fluides frigorigènes du froid de chai 62 5 %
Matériels, prestations, déchets, déplacements 66 5 %
Total 1 300 100 %

Rapportée aux 850 000 bouteilles, l’empreinte moyenne s’établit à 1,53 kgCO₂e par bouteille, sur une frontière allant du raisin à la livraison, fin de vie de l’emballage exclue. Le verre seul représente 38 % du total : une bouteille de 550 g à 1,05 kgCO₂e par kilogramme de verre pèse à elle seule environ 0,58 kgCO₂e.

Les fluides frigorigènes méritent une mention particulière. Ils pèsent ici 5 % de l’empreinte, relèvent des émissions directes, et sont souvent oubliés dans les bilans viticoles.

Pourquoi le poids de la bouteille est-il le premier levier ?

Le poids d’une bouteille n’est pas un symbole, c’est une donnée économique. Chaque gramme retiré réduit la matière à produire, à acheter et à transporter.

Poids de la bouteille Verre pour 10 000 cols
600 g 6,0 t
550 g (ancienne moyenne de référence du secteur) 5,5 t
500 g 5,0 t
460 g 4,6 t
420 g (objectif du Bottle Weight Accord) 4,2 t

Dans la plupart des secteurs, réduire le carbone coûte d’abord de l’argent. Sur le verre, à conditions d’achat comparables, le levier carbone et le levier économique portent sur la même grandeur physique : la matière.

La filière s’est déjà engagée. La Champagne a validé dès 2010 un allègement de 65 grammes de sa bouteille standard. Le Bottle Weight Accord, lancé en octobre 2023 par le Sustainable Wine Roundtable, vise un poids moyen inférieur à 420 grammes pour la bouteille de vin tranquille de 75 cl d’ici fin 2026. Il s’agit d’un engagement volontaire sur une moyenne de portefeuille, et non d’un seuil imposé à chaque référence.

Comment un domaine peut-il réduire l’empreinte de sa bouteille ? Exemple chiffré

Le Domaine des Trois Coteaux a actionné cinq leviers, dont trois portent sur l’emballage.

Levier Effet carbone simulé Effet économique simulé
Allègement du verre, 550 à 420 g, sur 620 000 bouteilles (verre et fret aval évités) − 91 tCO₂e 63,8 k€/an
Consultation des verriers sur critère carbone, à prix comparable − 43 tCO₂e neutre
Cartons, calage et plan de palettisation − 21 tCO₂e 12,1 k€/an
Fret routier aval, données de transport de niveau 3 − 18 tCO₂e 0,7 k€/an à horizon 2028
Fluides frigorigènes, étanchéité et conversion partielle − 37 tCO₂e non chiffré, investissement requis
Total − 210 tCO₂e 76,6 k€/an

Le levier verrier montre l’intérêt de la donnée fournisseur. Deux verriers finalistes proposent un prix comparable sur 387 tonnes de verre par an. L’un ressort à 1,18 kgCO₂e par kilogramme de verre, l’autre à 0,94, l’écart tenant au taux de calcin et à la part d’électricité au four. Face au fournisseur en place à 1,05, le choix du second évite environ 43 tCO₂e par an. Sans la donnée, ce choix se jouait à pile ou face.

Au terme du scénario, l’empreinte moyenne passe de 1,53 à 1,28 kgCO₂e par bouteille, soit une baisse de 16 % à volume constant, pour un effet économique d’environ 9 centimes par bouteille. Sur la bouteille allégée de 420 g achetée au verrier à 0,94, le verre ne pèse plus qu’environ 0,39 kgCO₂e. L’écart de prix de 9 centimes par bouteille retenu pour l’allègement est une hypothèse pédagogique : le différentiel réel dépend du moule, de la série, du site et du contrat, et se demande au verrier.

Quelles erreurs éviter dans le calcul ?

Présenter une correction de mesure comme une réduction

Dans le cas du Domaine des Trois Coteaux, le premier calcul fondé sur des ratios monétaires et des moyennes sectorielles donnait 1 540 tonnes. Après intégration des données réelles du verrier, du cartonnier, des transporteurs et du chai, il s’établit à 1 300 tonnes. Ces 240 tonnes d’écart ne sont pas une réduction, mais une correction de mesure. Un domaine qui les présenterait comme un progrès perdrait sa crédibilité auprès du premier acheteur qui l’interrogerait sur sa méthode.

Changer de frontière ou de périmètre sans recalculer l’année de référence

Toute évolution de périmètre impose de recalculer l’année de référence. Sans ce recalcul, la comparaison d’une année à l’autre ne vaut rien.

Oublier l’effet du millésime

Une variation de rendement peut à elle seule effacer ou fabriquer une réduction apparente. Il faut distinguer l’effet des pratiques de l’effet du rendement.

Soustraire le carbone stocké par les sols

Les absorptions liées aux sols, aux haies et à la biomasse existent et méritent d’être mesurées. Elles obéissent cependant à des règles spécifiques de périmètre, de permanence et de traçabilité. Le GHG Protocol a publié en janvier 2026 son Land Sector and Removals Standard, qui prend effet au 1er janvier 2027. Émissions et absorptions doivent rester identifiables séparément : le carbone stocké ne s’utilise pas comme une compensation qui viendrait annuler l’empreinte de la bouteille.

Que change le règlement européen sur les emballages pour le vin ?

Le règlement (UE) 2025/40 relatif aux emballages et aux déchets d’emballages s’applique depuis le 12 août 2026, en remplacement de la directive 94/62/CE. Il installe une logique de minimisation de l’emballage, de documentation technique et de déclaration de conformité.

Ses exigences sont toutefois échelonnées, avec des échéances en 2028, 2030 et au-delà, et certaines comportent des régimes propres aux produits vitivinicoles. Il ne faut donc pas y lire une obligation immédiate d’alléger chaque bouteille. La direction du marché est plus lisible que le calendrier : la bouteille lourde devient un signal négatif auprès des acheteurs avant même d’être une question de conformité.

Par où commencer ?

Un domaine peut être en état de répondre à son client en un trimestre, à condition de traiter les sujets dans l’ordre :

  • Premier mois : rassembler les données déjà disponibles (factures d’énergie et de carburant, matières sèches achetées, volumes embouteillés, factures de transport, rapports du frigoriste) et produire un premier bilan d’exploitation, destiné à savoir où regarder, pas à être communiqué.
  • Deuxième mois : collecter les données des principaux fournisseurs, à commencer par le verrier.
  • Troisième mois : calculer le PCF d’une bouteille phare, sur une frontière explicite, et chiffrer un premier levier.

Le bon point de départ est un périmètre réel plutôt qu’un cadrage général : une cuvée, un fournisseur, une bouteille phare. L’objectif du premier travail est de chiffrer un écart et de le rendre défendable.

Chez Decarbo’Solution®, ce parcours s’appuie sur plusieurs modules : Decarbo’Inventory® pour le bilan d’exploitation, Decarbo’Supply® pour la collecte des données fournisseurs, Decarbo’Tender® pour comparer les offres sur critère carbone, et My-PCF® pour calculer l’empreinte de chaque bouteille selon l’ISO 14067. Lorsque la donnée manque chez le verrier ou le cartonnier, Decarbo’Collect® permet de l’acquérir directement, sans exiger de lui un PCF préalable.

Pour aller plus loin : le Cahier 24 Exploitation viticole

Le Cahier 24 « Exploitation viticole & Compétitivité Carbone® » détaille la méthode complète, les dix questions que toute exploitation viticole devrait se poser et l’intégralité du cas Domaine des Trois Coteaux, hypothèses de calcul comprises.

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Vous êtes une cave coopérative, une union ou un négociant ? Le Cahier 27 Caves coopératives, unions et négociants est consacré à votre métier.

FAQ

Quelle est l’empreinte carbone moyenne d’une bouteille de vin ?

Il n’existe pas de valeur unique : l’empreinte varie avec le poids de la bouteille, le rendement, l’énergie du chai, le conditionnement et les distances de transport. Dans le cas pédagogique du Cahier 24, elle s’établit à 1,53 kgCO₂e par bouteille de 75 cl avant actions et à 1,28 kgCO₂e après, du raisin à la livraison. Ces valeurs sont des hypothèses de scénario, à recalculer avec les données de chaque domaine.

Quelle part de l’empreinte d’un vin vient de la bouteille en verre ?

Selon les sources et les gammes, l’emballage représente de 30 à 50 % de l’empreinte d’un vin conditionné en bouteille, et le verre en constitue l’essentiel. Dans le cas du Domaine des Trois Coteaux, le verre pèse 38 % de l’empreinte totale.

Quelle norme utiliser pour calculer l’empreinte carbone d’une bouteille de vin ?

La norme de référence est l’ISO 14067:2018 sur l’empreinte carbone des produits. Elle se complète des recommandations de l’OIV propres au secteur vitivinicole et, pour le transport, de l’ISO 14083:2023.

Un label HVE ou bio suffit-il à répondre à un acheteur ?

Non. Un label atteste de pratiques, mais ne fournit pas de valeur en kgCO₂e par bouteille. Il ne permet pas à l’acheteur d’alimenter son Scope 3 ni de comparer deux fournisseurs sur une échelle chiffrée. La mesure s’ajoute au label, elle ne le remplace pas.

Alléger la bouteille coûte-t-il plus cher ?

Pas nécessairement. À conditions d’achat comparables, une bouteille plus légère consomme moins de verre et réduit le coût du transport. Dans le cas du Cahier 24, l’allègement de 550 à 420 g sur 620 000 bouteilles produit un effet économique simulé de 63,8 k€ par an. Le différentiel de prix réel dépend du moule, de la série et du contrat.

Le carbone stocké par les sols peut-il être déduit de l’empreinte de la bouteille ?

Non. Les absorptions doivent être quantifiées selon des règles spécifiques et déclarées séparément des émissions. Elles ne se soustraient pas du chiffre transmis à l’acheteur.

Sources