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Bilan Carbone® des Transports de Marchandises : Le Guide Complet

BTP ecologie et batiment

Points clés à découvrir dans cet article

  • La méthodologie Bilan Carbone® de l’ADEME est le cadre de référence français pour quantifier les gaz à effet de serre liés à l’acheminement de produits. D’autres normes coexistent : GHG Protocol, ISO 14083, ISO 14064.
  • Dans le BTP, le fret représente 8 à 15 % des émissions de Scope 3 — une part souvent sous-estimée, pourtant directement actionnable via le choix des modes, des véhicules et des carburants.
  • L’intensité climatique varie radicalement selon le mode : le fret aérien émet jusqu’à 50 fois plus qu’une liaison ferroviaire équivalente par tonne-kilomètre transportée.
  • Les échéances réglementaires s’enchaînent : décret information GES, ETS2, CSRD, Loi Climat et Résilience 2026 — les acteurs du secteur de la construction doivent structurer leur comptabilité carbone dès maintenant.
  • Des solutions comme Decarbo’Transport® intègrent des indicateurs primaires réels (consommation effective, kilométrage, taux de chargement) conformément à l’ISO 14083 — bien au-delà des valeurs génériques.

3 Sommaire

Qu’est-ce que le bilan carbone des transports de marchandises ?

Le bilan carbone des transports de marchandises désigne la quantification des gaz à effet de serre (GES) générés par le déplacement de produits, matériaux ou équipements. Dans le secteur de la construction, cette réalité est omniprésente : livraisons de béton, acheminement de gravats, mise en place des engins sur chantier, approvisionnement en acier ou en menuiseries industrielles.

Ces flux relèvent du Scope 3 dans la classification internationale des GES — autrement dit, les rejets indirects liés à la chaîne de valeur d’une organisation. Or, le Scope 3 représente entre 60 et 90 % de l’empreinte totale dans le BTP. Autrement dit : négliger la logistique, c’est ignorer la majorité de son impact environnemental réel.

À noter : on ne parle pas ici des déplacements de passagers ou des voitures de fonction, mais bien de l’acheminement d’approvisionnements — c’est-à-dire tous les parcours effectués par des camions, utilitaires ou autres engins chargés de produits, à toutes les étapes de la chaîne d’approvisionnement d’un chantier.

Définition

Le Scope 3 regroupe l’ensemble des GES indirects d’une organisation : achats de matériaux, livraisons amont et aval, déplacements professionnels, fin de vie des ouvrages. Pour un acteur du BTP, cette catégorie constitue l’une des plus significatives — et des plus actionnables, notamment via le choix des modes d’acheminement et des énergies utilisées.

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Tout d’abord, l’utilisation de GCI a permis une réduction significative de l’incertitude du Bilan GES , notamment du scope 3, en passant d’une incertitude de 50% à 5%. Le groupe dispose donc de données précises à 95%.

Grâce aux données des fournisseurs récoltées et interprétées par l’outil GCI, des analyses poussées ont été réalisées en interne sur l’impact de 35000 produits, en réunissant les fournisseurs en 170 familles. Cela représente +80% des achats en masse et en euros.

Christophe CHRISTEN

Responsable Méthodes Achats, Schmidt

Méthodologie Bilan Carbone® ADEME et autres référentiels

 

La méthode Bilan Carbone® de l’ADEME : la référence française

 

La méthodologie Bilan Carbone® est un outil développé par l’ADEME (Agence de la transition écologique). Il s’agit d’une marque déposée le terme ne peut s’employer que pour désigner spécifiquement ce cadre, et non un inventaire GES générique. Lorsqu’une organisation dit “réaliser son diagnostic Carbone®”, elle s’appuie sur cette approche précise et structurée.

Appliquée au fret, cette méthodologie s’appuie sur des facteurs d’émission référencés dans la Base Carbone® publique de l’ADEME. Ces facteurs sont exprimés en kilogrammes de CO₂ équivalent par tonne-kilomètre (t.km), par litre de carburant consommé ou par kilomètre parcouru selon l’engin considéré. Ils couvrent l’ensemble des modes : camions thermiques ou électriques, trains de cargaisons, barges fluviales, porte-conteneurs maritimes, avions-cargo.

Le saviez-vous ?

La Base Carbone® de l’ADEME recense plus de 5 000 facteurs d’émission. Ces valeurs par défaut sont utiles pour démarrer, mais elles restent moins précises que des mesures primaires fondées sur la consommation réelle et le kilométrage effectif — deux indicateurs que les systèmes télématiques embarqués permettent aujourd’hui de collecter automatiquement.

Les autres référentiels applicables à la logistique

La méthode de l’analyse Carbone® n’est pas la seule approche. Selon le contexte réglementaire ou contractuel, d’autres normes s’appliquent :

🌍 GHG Protocol (Scope 3 Standard) — Cadre international du World Resources Institute. Il structure les GES en 15 catégories, dont l’acheminement amont (catégorie 4) et l’aval (catégorie 9). Largement adopté par les groupes internationaux du secteur.

🚛 ISO 14083 (2023) — Norme dédiée à la quantification et au reporting des GES liés aux opérations logistiques. Elle intègre des règles précises de calcul par mode, type d’énergie et niveau de chargement, et s’impose progressivement comme le standard de référence chez les donneurs d’ordres les plus exigeants.

📦 ISO 14064 — Norme générale sur les inventaires GES organisationnels, utile comme cadre d’auditabilité dans une démarche CSRD ou BEGES.

📊 BEGES (Bilan d’Émissions de GES) — Obligation légale française pour les entreprises de plus de 500 salariés. Il peut être réalisé selon la méthode Bilan Carbone® de l’ADEME ou d’autres approches équivalentes.

Attention

“Bilan Carbone®” est une marque déposée par l’ADEME. Son usage pour désigner un inventaire GES générique est incorrect. Les termes appropriés sont : inventaire GES, empreinte carbone, bilan d’émissions ou comptabilité carbone. Seule la méthodologie ADEME justifie cette appellation.

Pourquoi le BTP ne peut plus ignorer son empreinte logistique

Un Scope 3 massif, souvent sous-évalué

 

Le secteur de la construction représente environ 25 % des émissions de CO₂ en France. Dans cette performance carbone, la logistique joue un rôle central — acheminement des matières premières, évacuation des déchets de chantier, livraisons en cours de travaux. Un grand chantier peut générer plusieurs dizaines de rotations de poids lourds par semaine, dont la consommation cumulée représente plusieurs centaines de tonnes de CO₂eq par an.

Sans comptabilisation structurée, ces émissions sont soit ignorées, soit estimées avec des marges d’incertitude atteignant 40 à 50 %. Une telle imprécision devient intenable dès lors que les maîtres d’ouvrage ou les auditeurs CSRD réclament des chiffres vérifiables et auditables.

Le saviez-vous ?

Une rotation de 300 km avec un camion diesel chargé de 25 tonnes génère environ 150 kg de CO₂eq — soit à peu près autant que 15 voitures thermiques effectuant le même trajet à vide. Rapporté à l’échelle d’un chantier sur plusieurs mois, le volume de CO₂eq lié au seul acheminement peut dépasser celui de toute l’énergie consommée sur site.

Des obligations réglementaires en cascade

 

La pression normative s’intensifie simultanément sur plusieurs niveaux :

🏛️ Décret “Information GES transport” (2017, refondu en 2023) — Toute prestation de fret à titre onéreux doit faire l’objet d’une information sur les GES émis, intégrant le type de véhicule, le carburant, la distance et le ratio de chargement.

💶 ETS2 — Extension du marché carbone européen — À partir de 2027-2028, le routier marchandises intégrera le système européen d’échange de quotas de CO₂. Sans mesures réelles, les entreprises subiront des valorisations par défaut souvent pénalisantes sur le plan financier.

📋 CSRD — Corporate Sustainability Reporting Directive — Le reporting extra-financier obligatoire exige de documenter le Scope 3, logistique incluse. Les déclarations hétérogènes et non vérifiables ne suffiront plus.

⚖️ Loi Climat et Résilience (août 2026) — Tout marché public devra intégrer au moins un critère environnemental mesurable. Le score CO₂, fondé sur des analyses auditables, s’imposera comme levier de différenciation dans les appels d’offres du secteur.

Attention 

Structurer sa comptabilité GES logistique prend 12 à 18 mois en moyenne (collecte, fiabilisation, certification). Les acteurs qui n’anticipent pas cette transition prendront un retard difficile à combler avant les échéances réglementaires.

Comment quantifier les GES liés au transport de marchandises ?

L’intensité climatique selon les modes d’acheminement

 

L’impact GES varie considérablement selon le vecteur utilisé. Le calcul s’appuie sur des facteurs d’émission issus de la Base Carbone® de l’ADEME, exprimés en gCO₂eq par tonne-kilomètre. Voici les grandes tendances à retenir pour choisir le mode le plus adapté :

🚛 Routier thermique (diesel) : 62 à 120 gCO₂eq/t.km selon le gabarit et le taux de remplissage — le mode dominant en France mais aussi le plus émetteur parmi les options terrestres

Routier électrique : 5 à 20 gCO₂eq/t.km selon le mix électrique national — l’option la plus sobre pour les courtes distances en milieu urbain

🚂 Ferroviaire électrifié : 2 à 10 gCO₂eq/t.km — jusqu’à 90 % moins impactant que le routier diesel sur les mêmes distances

Fluvial : 30 à 50 gCO₂eq/t.km — pertinent pour les granulats et matériaux en vrac

✈️ Aérien : 500 à 1 500 gCO₂eq/t.km — à réserver aux urgences absolues, comparable à l’effet climatique de milliers de voitures sur un même trajet

Ces écarts illustrent l’enjeu du choix modal : pour un même volume de marchandises acheminé sur une même distance, l’impact sur l’effet de serre peut varier d’un facteur 1 à 50 selon le vecteur retenu.

Définition

La tonne-kilomètre (t.km) est l’unité de référence en logistique. Elle correspond au déplacement d’une tonne sur un kilomètre, et permet de comparer l’intensité GES de différents modes à volume et distance équivalents — quel que soit le type de produit acheminé

Les données nécessaires au calcul

 

Pour réaliser un inventaire GES sur l’acheminement de produits, trois niveaux de précision existent :

📊 Données primaires (les plus précises) : consommation réelle par rotation, kilométrage effectif, taux de remplissage de chaque engin. Ces informations proviennent des systèmes télématiques des transporteurs et permettent d’atteindre une incertitude inférieure à 5 %.

📋 Données secondaires (par défaut) : distances estimées, facteurs génériques de la Base Carbone®, tonnages moyens. Accessibles mais imprécises — l’incertitude peut dépasser 40 %, surtout pour les véhicules dont la consommation varie fortement selon les conditions de circulation.

🔗 PCF fournisseurs : pour les matériaux dont la logistique est intégrée (acier importé, préfabriqués), les GES de transport peuvent figurer dans le Product Carbon Footprint (PCF) ISO 14067 communiqué par le fournisseur.

La qualité de ces sources conditionne directement la crédibilité de l’inventaire face à un commissaire aux comptes, un maître d’ouvrage ou un auditeur réglementaire.

Les leviers concrets pour décarboner sa chaîne logistique

Mesurer son empreinte est une première étape. La valeur réelle vient de la capacité à la réduire. Voici les principaux axes actionnables pour les entreprises du BTP.

Repenser les flux et massifier les approvisionnements

 

Le report modal consiste à substituer la route thermique par des modes moins impactants sur les liaisons où c’est faisable : le rail pour les longues distances, la voie fluviale pour les granulats, la massification des chargements pour limiter les rotations à vide. Dans le BTP, l’évacuation des déblais vers des plateformes de valorisation offre souvent des opportunités de regroupement sous-exploitées, permettant une réduction des GES de 20 à 35 % sans changer de parc.

La consolidation des livraisons — regrouper les approvisionnements de plusieurs sous-traitants en tournées mutualisées — abaisse mécaniquement le nombre de trajets, la consommation d’énergie et les coûts associés.

La logistique du dernier kilomètre en milieu urbain peut aussi s’appuyer sur des vélos-cargos électriques pour les petits approvisionnements de chantier — une solution en plein essor dans les zones à faibles émissions (ZFE) où les véhicules thermiques sont progressivement interdits.

 

Verdir le parc et les énergies utilisées

 

L’électrification des utilitaires légers (fourgonnettes, camionnettes de chantier) est aujourd’hui économiquement accessible et réduit les émissions directes à un niveau proche de zéro selon le mix électrique national. Pour les poids lourds, les premières générations de camions à motorisation électrique ou à hydrogène vert couvrent les besoins des courtes et moyennes distances, notamment en milieu urbain.

Les carburants de substitution — HVO (huile végétale hydrotraitée), GNV, bioGNV — permettent de réduire la charge environnementale des flottes thermiques existantes de 30 à 90 % sans remplacement immédiat du matériel. C’est la voie de transition la plus rapide à déployer à grande échelle dans le BTP.

Definition 

Le HVO (Hydrotreated Vegetable Oil) est un carburant renouvelable compatible avec les moteurs diesel sans modification. Il permet de réduire les émissions de CO₂ d’environ 70 à 90 % par rapport au gazole fossile sur l’ensemble du cycle de vie — une option particulièrement pertinente pour les parcs de poids lourds dans le BTP.

Optimiser chaque rotation grâce aux données

 

L’approvisionnement de proximité réduit les distances parcourues. Intégrer un critère carbone dans les cahiers des charges fournisseurs — via un PCF ISO 14067 — permet de valoriser les acteurs proches géographiquement ou les plus sobres en CO₂.

Le pilotage en temps réel — score de remplissage des camions, rotations à vide, style de conduite — est la source de gains la plus rapide sans investissement lourd. Un poids lourd roulant 10 % au-dessus de la vitesse optimale consomme en moyenne 15 % d’énergie supplémentaire, ce qui se traduit directement sur l’inventaire GES annuel.

La réduction de l’empreinte climatique passe ainsi autant par des décisions stratégiques (choix du mode, type de motorisation, énergie utilisée) que par des optimisations opérationnelles quotidiennes (trajet optimisé, chargement maximisé, flotte renouvelée progressivement).

Le saviez-vous ?

Schmidt Groupe, après avoir structuré son Scope 3 fournisseurs avec Decarbo’Solution®, a réduit l’incertitude de son inventaire de 50 % à 5 % et identifié 242 tonnes de CO₂ économisables en quelques semaines — sans investissement dans de nouveaux équipements.

Piloter son empreinte avec les bons outils numériques

 

De la photo annuelle au pilotage opérationnel

 

La plupart des acteurs du BTP disposent d’un BEGES ou d’un inventaire GES. Mais ces documents restent souvent une photo figée, réalisée une fois par an avec des agrégats peu exploitables au quotidien.

Pour la logistique, la limite est encore plus marquée : les émissions varient selon les chantiers, les prestataires et les saisons. Une approche statique ne permet ni d’identifier les gisements d’amélioration, ni de piloter une trajectoire de décarbonation crédible sur la durée.

Definition

Un PCF (Product Carbon Footprint) conforme à l’ISO 14067 quantifie les GES sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit, logistique incluse. Pour les fabricants de matériaux de construction, disposer d’un PCF certifié permet de fournir à leurs clients une donnée carbone exploitable et vérifiable — notamment dans les marchés publics à critère environnemental à partir de 2026.

 Decarbo’Transport® : des données primaires au cœur de la mesure

 

Decarbo’Solution® propose Decarbo’Transport®, un module dédié qui s’appuie sur une intégration native avec TK’Blue — référence sur la mesure des GES logistiques (classé n°1 par Gartner sur le segment LCAMS). Il permet d’alimenter l’inventaire avec des données primaires réelles — consommation effective par engin, kilométrage et taux de remplissage trajet par trajet — conformément à l’ISO 14083.

– Intensités CO₂ basées sur la consommation réelle (non sur des moyennes nationales)
– Conformité aux exigences du décret information GES et du futur ETS2

– Indicateurs comparables d’un transporteur à l’autre, quel que soit le type de flotte ✅ Levier de renégociation des surcharges carbone ETS souvent surévaluées

 

Decarbo’Inventory® : l’inventaire GES analytique pour le BTP

 

Pour les entreprises soumises à l’obligation BEGES ou engagées dans un reporting CSRD, Decarbo’Inventory® est le module d’inventaire GES de Decarbo’Solution®. Compatible avec la méthode d’évaluation Carbone® de l’ADEME, le GHG Protocol et la norme ISO 14064, il couvre les scopes 1, 2 et 3 — logistique amont incluse — et devient un véritable outil de pilotage opérationnel.

La migration depuis un outil existant est incluse, quel que soit le logiciel précédemment utilisé.

 

Decarbo’Tender® : valoriser son empreinte carbone dans les appels d’offres

 

À partir d’août 2026, le critère environnemental sera obligatoire dans les marchés publics. Decarbo’Tender® permet d’intégrer un score CO₂ auditable dans les dossiers de réponse et de comparer objectivement les offres fournisseurs sur la base de leur PCF certifié.

Pour les entreprises du BTP répondant à des marchés publics, c’est un levier de différenciation concret dans un secteur où le bâtiment bas-carbone devient progressivement la norme plutôt que l’exception.

Attention

Sans score carbone objectif et vérifiable, les acteurs du secteur risquent de perdre entre 10 et 30 % de leur note finale dans les appels d’offres publics dès 2026. La Loi Climat et Résilience rend ce critère obligatoire pour 100 % des marchés. Ce n’est plus une option.

Conclusion

L’évaluation carbone des transports de marchandises est l’un des leviers les plus concrets pour les acteurs du BTP engagés dans une trajectoire de décarbonation. Entre obligations réglementaires croissantes et échéances structurantes (ETS2, Loi Climat 2026, CSRD), organiser sa comptabilité GES logistique n’est plus une démarche volontaire — c’est un impératif de compétitivité pour tout acteur du bâtiment et des travaux publics.

La méthode Bilan Carbone® de l’ADEME offre un socle solide pour démarrer, en complément de normes comme l’ISO 14083 ou le GHG Protocol. Mais la vraie valeur vient de la capacité à piloter, réduire et valoriser cette performance — dans les appels d’offres, les relations fournisseurs et le reporting réglementaire.

Decarbo’Solution® accompagne les acteurs du BTP à chaque étape : mesure des GES logistiques avec des données primaires réelles (Decarbo’Transport®), inventaire analytique complet (Decarbo’Inventory®), intégration du critère CO₂ dans les consultations (Decarbo’Tender®). Une suite pensée pour transformer une contrainte réglementaire en avantage concurrentiel durable.

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Ce qui fait la différence, c’est la qualité des données. Un bilan GES imprécis reste une photo figée. Des engagements sans indicateurs auditables restent déclaratifs. Decarbo’Solution® accompagne les organisations du secteur dans cette transformation, du premier bilan jusqu’au pilotage opérationnel du Scope 3 fournisseurs.

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