Exploitation viticole & Compétitivité Carbone®
Votre client vous demande l’empreinte carbone de vos bouteilles. Que pouvez-vous réellement lui répondre ?
Ce qui change
Les dix questions
Le cas
Pour qui
La question vient de votre client, pas du législateur
Vous n’êtes probablement soumis à aucune des grandes obligations carbone dont parle la presse économique. La pression ne vient pas de la loi : elle vient du marché, et elle est déjà là.
Un label atteste d’un ensemble de pratiques. Il ne dit pas combien de kilogrammes d’équivalent CO₂ pèse la bouteille que vous vendez. Ce cahier ne dévalorise à aucun moment ces démarches : elles répondent à une autre question.
Les dix questions que toute exploitation viticole devrait se poser
Ce sont celles qu’un acheteur professionnel finira par vous poser. Si vous butez sur la troisième, la sixième ou la dixième, ce cahier a été écrit pour vous.
- 01Connaissez-vous l’empreinte de gaz à effet de serre annuelle de votre exploitation ?
- 02Savez-vous quels postes représentent réellement l’essentiel de cette empreinte, et non ceux que l’on suppose ?
- 03Connaissez-vous le poids carbone d’une bouteille de chacune de vos principales cuvées ?
- 04Savez-vous quelle part de cette empreinte provient du vin, et quelle part provient de la bouteille et de son emballage ?
- 05Vos verriers, bouchonniers, fournisseurs d’étiquettes, d’emballages et d’intrants peuvent-ils vous transmettre leurs propres données carbone ?
- 06Lorsque vous consultez un fournisseur, savez-vous comparer simultanément le prix, la qualité, les caractéristiques techniques et le carbone ?
- 07Pouvez-vous mesurer l’effet carbone du passage d’une bouteille de 550 g à 420 g, d’un changement de verrier ou d’une modification d’emballage ?
- 08Si votre principal client vous demande demain l’empreinte de ses références, pouvez-vous lui répondre rapidement avec une donnée documentée ?
- 09Connaissez-vous l’empreinte du transport de vos vins, et la part du coût carbone qui vous est effectivement répercutée par vos transporteurs ?
- 10Pouvez-vous démontrer l’évolution réelle de l’empreinte d’une bouteille ou d’une cuvée d’une année à l’autre, en distinguant vos réductions de l’effet du millésime et du rendement ?
Domaine des Trois Coteaux
Domaine fictif, simulation pédagogique : Vallée du Rhône méridionale, 140 hectares, 850 000 bouteilles de 75 cl par an, 20 salariés permanents. Les valeurs ne sont ni une moyenne sectorielle, ni un benchmark, ni une promesse de résultat.
| Poste | tCO₂e par an |
|---|---|
| Emballages, dont verre 491 tCO₂e | 584 |
| Intrants viticoles et émissions des sols | 210 |
| Transport aval et amont | 200 |
| Carburants agricoles et engins | 100 |
| Énergie du chai, vinification et bâtiments | 78 |
| Fluides frigorigènes, fuites du froid de chai | 62 |
| Matériels amortis, prestations, déchets, déplacements | 66 |
| Total | 1 300 |
Ce cahier n’a pas été écrit pour vous mettre en conformité. Les décisions dont il parle sont des décisions d’achat, et les décisions d’achat se lisent dans le compte de résultat.
Pour qui
Pour l’exploitation viticole, au niveau où naît la bouteille : ses données carbone, ses achats, ses bouteilles, et ce que son client peut désormais lui demander de documenter.
Ce que ce cahier n'est pas
Il ne traite ni de l’itinéraire technique, ni de la certification environnementale, ni de l’adaptation de la vigne au changement climatique. La consolidation de plusieurs exploitations, de centaines de références et de marchés d’export relève du cahier consacré aux caves coopératives, aux unions de caves et au négoce.
Mesurer pour répondre au client. Comparer pour réduire ses coûts.
PDF · 45 pages · envoi immédiat par courriel





